Archives mensuelles : janvier 2008

UNE BOUFFEE D’AIR FRAIS

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, assidu à l’actualité sportive ?
La performance de Francis Joyon sur son tour du monde m’a fait le plus grand bien, ceci a plus d’un titre.
Au-delà de la performance : 57j 13h 34s pour effectuer 27000 Miles (pour les non-initiés 50 000 Km)
C’est l’état d’esprit du marin qui retient mon attention, respectueux de l’environnement, le bateau était équipé d’une éolienne et de panneaux solaires ; pas de moteur donc pas de pollution. Aucun déchet jetés à la mer.
À lire ses rares interviews et oui l’homme est peu expansif, et peu démonstratif. Cela nous change de ces sportifs faisant la une de la presse people ou des défilés.
L’essentiel est ailleurs : vivre son sport comme un accomplissement une quête de soi, sans esbroufe .
Choisir un bateau simple et efficace à son image ,ne pas être prisonnier de la technologie,
son intelligence est là.
Ne compter que sur ses choix, sur la connaissance de soi, croquer à pleines dents dans le plaisir de naviguer en faisant appel à tous son potentiel.
Sa femme dit de lui : « s’il améliore le record de Mac Arthur ce n’est pas pour le battre, il n’a pas ce genre d’ambition mais uniquement celle d’aller vite »
À l’heure ou toutes compétitions sont analysées, commentées, disséquées en fonction du seul résultat, cette phrase remet la compétition sportive dans sa vraie dimension : « une victoire sur soi-même »

UNE CARAVANE HUMANITAIRE STOPPE SOUS LA MENACE

Tous les ans, depuis 30 ans, début Janvier, une longue procession de Véhicules à 2, 4 ou 6 roues, environ 800, se déplace depuis Paris ou à partir d’une autre métropole européenne en direction du Sénégal, plus exactement jusqu’a Dakar.
Le but : venir en aide à des populations victimes de sous alimentation et d’un état sanitaire déplorable.
Vu l’urgence de l’opération ce long et difficile parcours doit être mené avec la plus extrême rapidité.
Particuliers, constructeurs automobiles, industriels, medias, tous sont mobilisés, l’équivalent du budget de la santé d’un pays comme le Mali est mis dans le pot commun (10 millions d’euros).
Alors un grand merci à tous ces bénévoles qui ne comptent ni leur temps ni leur argent et qui parfois au risque de leur vie, viennent au secours des plus défavorisés.
Certains mauvais coucheurs mettent en avant le budget de fonctionnement ; soyons sérieux, sous prétexte de venir en aide à plus pauvre que soi nos bénévoles devraient se déplacer en 2 cv et rouler au bioéthanol ?
Dormir à même le sol ? Manger des racines ?
Nous ne sommes pas au « Marathon des Sables » ou de malheureux bipèdes courent à travers le désert, munis de simples baskets.

L’impact sur l’environnement ?
Une plaisanterie ! seulement 1,5 million de litres de carburant, est utilisé ; l’emprunte écologique est négligeable : un véhicule ne génère que 110% de l’emprunte écologique produite par un africain pour toutes ses activités.

La débauche de technologies utilisées serait, paraît-il inconvenante…
Mais sans hélicos, avions relais, téléphones satellites, comment ferions-nous pour lire sur le visage de tous ces êtres sauvés d’une mort certaine, leur gratitude envers leurs sauveurs ?

Alors oui j’entends certains qui parlent de vies fauchées sur le bord des pistes !
Mais quoi ! 39 morts dont 23 Africains (8 enfants) est-ce la faute de nos pilotes, si ces pauvres malheureux se jettent sous leurs roues pour être les premiers à bénéficier de leurs dons ?
Alors s’il vous plait un peu de pudeur Laissons notre cœur parler