Archives mensuelles : mars 2009

SANS PAPIERS FAITES DU SPORT !

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Sharif Hassanzade champion de France de boxe française, d’’origine Afghane âgé de 17 ans, rentré illégalement sur le territoire français vient d’être régularisé après avoir remporté le titre national des super léger.
À la suite de cette victoire notre ministre de l’’immigration à sauté sur l’’occasion pour envoyer un message fort à tous les sans papiers :
Technicien de surface, employé du BTP, plongeur, bougez-vous.
Transformez vos foyers en camps d’’entrainements, travaillez le fractionné en vous rendant au boulot et votre technique de brasse dans les bains publiques.
Faites briller les couleurs nationales sur les stades, en retour, l’État saura faire preuve de réalisme, si ce n’’est d’’humanisme. Alors Hadiya, Malik, Oman soignez vos baskets, elles vous le rendront.

LA FAMILLE ADDAMS

La fronde de certains sportifs professionnels contre le système ADAMS II, logiciel informatique fourni par l’’AMA  permettant leur localisation afin d’effectuer des contrôles inopinés est-elle justifiée ?
Le plus étonnant à mes yeux est le petit nombre de sportifs affichant ouvertement leurs désaccords.
Est-ce la crainte d’’être montré du doigt, d’’attirer la suspicion sur leurs performances ? Toujours est-il qu’’accepter d’’être fliqué  sept jours sur sept, c’’est sacrifier l’’essentiel (la protection de la vie privée) pour sauver l’’apparence.
Je m’’explique : sous prétexte d’’équité, de protection de la santé, de morale, on demande aux sportifs de donner chaque trimestre leur emploi du temps et leurs lieux de localisations.
Le sport semble une proie facile et paye un lourd tribut au climat actuel demandeur de plus d’’éthique et de transparence. (C’’est sûrement par « pudeur » que l’’AMA  n’’a pas osé mettre en place le bracelet électronique)

Les sportifs semblent être une cible bien plus docile et « fragile » que la plupart des acteurs de notre société : financiers véreux, politiques corrompus, ecclésiastiques révisionnistes, j’’en passe et des meilleurs.
Donnés en pâture  à l’’opinion publique ces athlètes font les frais d’’une politique populiste et démagogique, le haut niveau n’’étant que le miroir d’’une société bouffie par le syndrome de l’’argent facile et du  » winner  » triomphant.
Que les pouvoirs sportifs et politiques cessent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et se dotent de réels moyens pour lutter contre le dopage si cela est vraiment leur objectif sans renier aux droits fondamentaux des citoyens que sont les sportifs.