LA FAMILLE ADDAMS

La fronde de certains sportifs professionnels contre le système ADAMS II, logiciel informatique fourni par l’AMA  permettant leur localisation afin d’effectuer des contrôles inopinés est-elle justifiée ?
Le plus étonnant à mes yeux est le petit nombre de sportifs affichant ouvertement leurs désaccords.
Est-ce la crainte d’être montré du doigt, d’attirer la suspicion sur leurs performances ? Toujours est-il qu’accepter d’être fliqué  sept jours sur sept, c’est sacrifier l’essentiel (la protection de la vie privée) pour sauver l’apparence.
Je m’explique : sous prétexte d’équité, de protection de la santé, de morale, on demande aux sportifs de donner chaque trimestre leur emploi du temps et leurs lieux de localisations.
Le sport semble une proie facile et paye un lourd tribut au climat actuel demandeur de plus d’éthique et de transparence. (C’est surement par « pudeur » que l’AMA  n’a pas osé mettre en place le bracelet électronique)

Les sportifs semblent êtres une cible bien plus docile et « fragile » que la plupart des acteurs de notre société : financier véreux, politique corrompu, ecclésiastique révisionniste, j’en passe et des meilleurs.
Donnés en pâture  à l’opinion publique ces athlètes font les frais d’une politique populiste et démagogique, le haut niveau n’étant que le miroir d’une société bouffie par le syndrome de l’argent facile et du winner triomphant.
Que les pouvoirs sportifs et politiques cessent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et se dotent de réels moyens pour lutter contre le dopage si cela est vraiment leur objectif sans renier aux droits fondamentaux des citoyens que sont les sportifs.

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