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LA TETE ET LES JAMBES

Sextuple champion du monde, triple champion d’’Europe, triple vainqueur de la coupe du monde, 18 médailles en Coupe du monde, quintuple champion du monde universitaire… N’’en jetez plus la cour et pleine.
Et pourtant qui connaît Thierry Gueorgiou ?

Thierry Gueorgiou est un athlète de haut niveau, sa discipline ? la course d’’orientation. J’’en vois déjà rire sous cape : c’’est quoi ça ?
La course d’’orientation se définit comme suit :
un sport qui se caractérise notamment par le fait que les performances des compétiteurs dépendent à la fois de leur habileté à s’orienter à l’aide d’une carte et de leurs capacités physiques. Elle se pratique sous forme d’une course contre la montre en terrain varié sur un circuit matérialisé par des postes de contrôle que le concurrent doit découvrir avec les cheminements de son choix, en se servant d’une carte et éventuellement d’une boussole.
Le parfait équilibre entre la tête et les jambes.
Officiellement, la première course d’orientation eut lieu le 13 mai 1897 près de Bergen en Norvège.
Sport extrêmement exigeant, Thierry Gueorgiou s’entraîne un minimum de 30 heures par semaine.
Alors pourquoi cet anonymat ?
Le sport étant devenu un spectacle, la recherche continue du sensationnel est l’’un des moteur mis en scène, relayé et amplifié par les médias.
La télévision faiseuse de « STAR » ?
Objectivement la réponse est oui. Le cas « Chabal » en est l’’exemple. Comment faire d’’un bon joueur, le sportif le plus aimé des français, une star couverte de contrats extra sportif ? Un bon agent certes, une gueule de l’’emploi, ok, mais en ce qui concerne le sport de haut niveau le premier critère ne devrait-il pas être le palmarès ? Et là, il n y a pas photo ! Thierry Gueorgiou possède un des plus beau palmarès du sport français.
Afin de rétablir un juste partage des dividendes de la célébrité je conseille à Thierry de changer d’’attitude : entretenir une relation fictive ou réelle avec un mannequin, soutenir une œœuvre caritative dont la présidente serait l’’épouse du chef de l’’état, se faire photographier le nez dans la poudre dans une célèbre boîte à Miami, défiler pour une marque tendance et enfin copiner avec quelques barons des nuits parisiennes.

Sinon il ne lui reste plus qu’’a travailler sa pilosité et à se mettre au rugby.

CROYANCES !

Présent, comme partenaire, afin de faire la promotion de la marque de sportswear AGATSU sur un 10 km (course à pied), j’’avais comme voisins sur le salon, des vendeurs d’herbes !
Pas de celle qui vous fige le sourire tel la Joconde et vous réduit votre champ de vision format panoramique, mais de celle qui d’’après ces dealers vous permet d’augmenter vos performances, votre masse musculaire, et de vous faire perdre votre surpoids réel ou supposé.
À mon grand étonnement, la file d’’attente devant ce stand ressemblait à celle que l’on peut trouver les veilles de noël dans les supermarchés. Les uns comme les autres croyants ou faisant semblant de croire au père noël, parce que c’’est bien de ça dont il s’’agit.
Est-ce de la candeur, de la désinformation, de la bêtise ou de la paresse intellectuelle ? Quand sur une compétition régionale, sans enjeu particulier, le quidam moyen est prêt à avaler n’’importe quelle pilule magique.
Quid de la physiologie, des cycles d’’entraînement et de récupération, d’’une alimentation variée et équilibrée, des cycles de sommeil ?
Sans pression extérieure, sans enjeu, l’’attirance pour la poudre de perlimpinpin pour ces coureurs du dimanche me fait penser que nous ne sommes pas prêts à sortir de l’’âge de la performance assistée !
Allez Tchao