LA FAMILLE ADDAMS

La fronde de certains sportifs professionnels contre le système ADAMS II, logiciel informatique fourni par l’’AMA  permettant leur localisation afin d’effectuer des contrôles inopinés est-elle justifiée ?
Le plus étonnant à mes yeux est le petit nombre de sportifs affichant ouvertement leurs désaccords.
Est-ce la crainte d’’être montré du doigt, d’’attirer la suspicion sur leurs performances ? Toujours est-il qu’’accepter d’’être fliqué  sept jours sur sept, c’’est sacrifier l’’essentiel (la protection de la vie privée) pour sauver l’’apparence.
Je m’’explique : sous prétexte d’’équité, de protection de la santé, de morale, on demande aux sportifs de donner chaque trimestre leur emploi du temps et leurs lieux de localisations.
Le sport semble une proie facile et paye un lourd tribut au climat actuel demandeur de plus d’’éthique et de transparence. (C’’est sûrement par « pudeur » que l’’AMA  n’’a pas osé mettre en place le bracelet électronique)

Les sportifs semblent être une cible bien plus docile et « fragile » que la plupart des acteurs de notre société : financiers véreux, politiques corrompus, ecclésiastiques révisionnistes, j’’en passe et des meilleurs.
Donnés en pâture  à l’’opinion publique ces athlètes font les frais d’’une politique populiste et démagogique, le haut niveau n’’étant que le miroir d’’une société bouffie par le syndrome de l’’argent facile et du  » winner  » triomphant.
Que les pouvoirs sportifs et politiques cessent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et se dotent de réels moyens pour lutter contre le dopage si cela est vraiment leur objectif sans renier aux droits fondamentaux des citoyens que sont les sportifs.

SPORTIF/JOUISSEUR ?

Faire plusieurs heures de selle sous la pluie ou sous un soleil écrasant, se lever au  chant du coq (pour qui, possède un coq) pour aller  faire son jogging avant d’’attaquer une journée de boulot, se retrouver au stade après une journée éreintante pour taper dans la balle ou s’’envoyer de gros caramels, les exemples ne manquent pas. Quelles que soient les disciplines, nous sommes des centaines de milliers à jongler entre travail, vie sociale et familiale.
Tout ça pourquoi ?  pour l’’argent ?  la reconnaissance ? Seuls les pros ont ces préoccupations.
L’’amateur lui n’’aspire qu’’à s’’évader des contingences de la vie quotidienne, souvent anxiogènes et sources de stress.
Juste se « laver la tête », se réapproprier son corps, se sentir bien, il ne pratique pas pour faire briller les couleurs nationales ou être un modèle de réussite.
Le plaisir devant rester  le but présent de l’action, continuons à nous adonner à nos plaisirs solitaires ou collectifs et oublions les grincheux qui voudraient réduire le sport à sa dimension sociale et éducative.
Le sport est avant tout une source de plaisir.

SEXE ET PERFORMANCE

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Si je vous parle d’’une petite pilule bleue sensée pallier les troubles de l’’érection et si j’’y associe le sujet de la performance sportive, vous êtes en droit de vous demander quel est le lien ?
Sexe et performance sont souvent associés, mais de là à considérer que faire l’’amour est une discipline sportive ! Ça manque de tendresse non ?
Je viens de lire un article consacré au viagra utilisé comme produit dopant dans le milieu sportif.
La dernière tendance en matière de performance assistée médicalement consiste à la prise de viagra. D’’après les études effectuées par l’’Université de Stanford (Californie) la prise de la pilule de « l’’amour » aurait un effet dopant en altitude (ne pas confondre avec l’’expression monter au plafond) Certains tests indiquent des performances phénoménales, plusieurs cyclistes se sont prêtés au jeu. Sur un « contre-la-montre » en altitude de 10 Km des temps ont été mesurés en progression de l’’ordre de 45%.
J’’ai du mal à croire que cela soit possible dans de telles proportions et pourtant John Fahey, le boss de l’’AMA, reconnaît que des études sont en cours et pourraient inscrire le viagra sur la liste des produits interdits pour les JO D’hiver 2010.
Amis sportifs, il va falloir choisir entre performances sexuelles ou sportives. Cruel dilemme ?

 » LA PLUS GRANDE EQUIPE DU MONDE « 

ssf_lpgem.jpgDepuis quelques jours, une campagne de communication présente dans les principaux quotidiens nationaux et régionaux représente un enfant soldat accompagné de la légende suivante : « on préfèrerait le voir tirer des pénalties »
Sport Sans Frontières est à l’’origine de cette campagne. Cette « ONG » a pour but de venir en aide aux enfants ayant subi des traumatismes : conflits armés, catastrophes naturelles……
SSF utilise la pratique sportive à des fins éducatives et sociales. À travers des programmes adaptés, elle permet à des enfants souvent livrés à eux-mêmes et en perte de repères de se re-sociabiliser et de se reconstruire psychologiquement (17000 enfants ont bénéficié de ces programmes en 2007).
Se nourrir, se soigner, s’’éduquer, est la base de l’’équilibre fragile qui permet à chacun d’’entre nous d’’acquérir son indépendance, de construire sa vie.
Sport Sans Frontières participe efficacement au volet éducatif avec le travail de ses bénévoles et le soutien de ses donateurs.
Toutes celles et ceux, qui pratiquent une activité sportive, savent à quel point le sport peut aider à trouver l’’équilibre.
Aujourd’’hui nous pouvons soutenir cette ONG, tout en se faisant plaisir, comment ?
En achetant le tee-shirt de « La Plus Grande Equipe Du Monde ». Vous ferez partie de la grande famille des sportifs comme Ladji Doucouré, Tony Estanguet, Stéphane Diagana, Muriel Hurtis et bien d’autres chamions du sport, à soutenir Sport Sans Frontières.
Le tee-shirt LPGEM est en vente sur www.sportsansfrontières.org
www.agatsu.fr et dans le réseau des magasins made in sport.

MAUVAISE BLAGUE !!!

Donc c’’est confirmé, Lance Amstrong revient dans le peloton professionnel. Faut-il s’’en réjouir ou en pleurer ?
Les deux mon général !

Je m’’explique : du point vu sportif, peu de champions tous sports confondus ont marqué leur discipline à ce point.
Il faut reconnaître  que cet athlète n’’a pas fait dans la demi-mesure. Victorieux de 7 Tours de France, champion du monde à 21 ans, vainqueur de 2 Dauphiné libéré et, de 22 étapes sur le Tour……
Et de quelle manière ces victoires ont été acquises ! Toute adversité tuée dans l’œ’œuf dès la première étape de montagne.… Rappelez-vous ce rythme de pédalage infernal, ce regard bleu acier fixant les sommets.
Mais suffit-il d’aligner les performances pour être considéré comme un champion ?
L’’arrogance, le mépris de l’autre, souvenez-vous de l’épisode nauséabond sur les routes du Tour avec Philippo Simeoni, l’affairisme, la culture du secret, les liens d’’argent avec l’’UCI, la suspicion et les révélations du quotidien  » l’’équipe  » (trace d’’epo retrouvé dans ses urines post-Tour de France en 1998), sa relation avec le « doctor » Ferrari, etc
Du point de vue médiatique, son retour est une aubaine pour les médias, sa personnalité et le défi qu’’il ‘s’’est lancé devraient alimenter la chronique. Il y a fort à parier que les audiences de télé seront très élevées et le cyclisme mis en avant, mais avec quels bénéfices ?
Si l’’opération s’’avère intéressante pour les médias qu’’en sera-t-il pour le sport cycliste ?
Imaginons que sa domination soit aussi démesurée que durant ses années glorieuses, alors le cyclisme risque fort de perdre le peu de crédibilité qu’’il à réussi à regagner depuis trois ans.

CONTRE-CULTURE

Des 40 médailles françaises des JO de Pékin, cinq sont issues de disciplines qui, il y a peu de temps étaient pratiquées hors cadre institutionnel, VTT, BMX et Planche à voile.
Loin des JO, de leur logique de performance et d’’excellence nationale, ces « sports » répondaient à une toute autre attente (fun, opposition à un système dominant, valeurs éthiques, esprit communautaire)
Aujourd’hui le Kitesurf, le snowkite, le kitewing, le skwalball, le dry tooling sont les nouvelles formes de contre-culture sportives.
À chaque génération ses rêves et ses défis.
Certaines de ces disciplines disparaîtront d’’autres s’’embourgeoiseront et rejoindront la famille olympique.
Ces dernières se normaliseront et s’universaliseront.
Il y a fort à parier que dans une ou deux décennies des médailles seront attribuées à des athlètes pratiquant des disciplines qui, aujourd’’hui sont confidentielles.
Il en va dans le sport comme dans d’’autres secteurs : économiques ou culturels ; la résonance médiatique et financière inscrira ces disciplines dans un cadre compétitif éducatif ou commercial, les éloignant de leurs spécificités : anticonformiste et autogestion.
Le sport en sort gagnant loin de se fossiliser il s’’adapte à un contexte socioculturel et économique de plus en plus mouvant.
Soyez créatif, curieux, non-conformiste dans vos pratiques, le temps vous donnera raison.

DÉPÊCHE AFP : 16/06/2018

Les dirigeants du groupe Manspeed sont soupçonnés d’’un délit d’’initié.
Les dirigeants du plus important team privé professionnel… dont le siège est basé à Londres sont soupçonnés d’’avoir revendu une partie de leurs stocks options avant l’’annonce officielle de la blessure du recordman du monde du 1OO mètres, le Sud Africain Leslie Gordon, 8’’18 au Championnat du Monde de Vancouver en 2015.
Manspeed fut le premier team privé à recevoir de l’’AMPA (Agence Mondiale du contrôle de la Performance Assistée) l’’autorisation à usage sportif des produits de la liste verte.
Suite à la plainte déposée par Mme Etouvu, représentant les petits actionnaires,
M. Josh Rendal, Rodolf Timborton, Peter Mc Quid, respectivement, dirigeant du fond de pension « Older People Happy », du labo pharmaceutique « Santé+ » et du groupe pétrochimique « ONSEGAV » ont été entendus au pôle financier de Strasbourg dont dépend Manspeed pour la licence Française.
Ce n’’est pas la première fois que cette société se retrouve sous les feux de l’actualité ; en 2013, ces mêmes dirigeants ont été condamnés à de fortes amendes pour avoir enfreint les règles européennes sur les paris en ligne.
Une longue enquête de la commission chargée de la délivrance de ces autorisations avait démonté un habile montage financier dans lequel le groupe Manspeed était le principal actionnaire.
Christian Bradrois conseillé aux questions sportives auprès du président de la république précise dans une ’interview donné au quotidien « La Planche », qu’’il va demander, lors de la prochaine réunion à Bruxelles des ministres des sports, que soient revues les règles d’’accès au marché boursier des teams professionnels.
Certaines voies s’’élèvent et demandent au Ministère des Sports de respecter les lois du marché afin de ne pas nuire à un secteur en plein développement.

CROYANCES !

Présent, comme partenaire, afin de faire la promotion de la marque de sportswear AGATSU sur un 10 km (course à pied), j’’avais comme voisins sur le salon, des vendeurs d’herbes !
Pas de celle qui vous fige le sourire tel la Joconde et vous réduit votre champ de vision format panoramique, mais de celle qui d’’après ces dealers vous permet d’augmenter vos performances, votre masse musculaire, et de vous faire perdre votre surpoids réel ou supposé.
À mon grand étonnement, la file d’’attente devant ce stand ressemblait à celle que l’on peut trouver les veilles de noël dans les supermarchés. Les uns comme les autres croyants ou faisant semblant de croire au père noël, parce que c’’est bien de ça dont il s’’agit.
Est-ce de la candeur, de la désinformation, de la bêtise ou de la paresse intellectuelle ? Quand sur une compétition régionale, sans enjeu particulier, le quidam moyen est prêt à avaler n’’importe quelle pilule magique.
Quid de la physiologie, des cycles d’’entraînement et de récupération, d’’une alimentation variée et équilibrée, des cycles de sommeil ?
Sans pression extérieure, sans enjeu, l’’attirance pour la poudre de perlimpinpin pour ces coureurs du dimanche me fait penser que nous ne sommes pas prêts à sortir de l’’âge de la performance assistée !
Allez Tchao

ROGER BLACHON

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Ancien joueur de rugby champion France en 1969 en D2, dirigeant du PUC, Roger Blachon, est décédé le 2 Avril.
Ce n’’est pas de la carrière sportive de Blachon, bien que très honorable, dont je veux vous entretenir, mais de l’’illustrateur sportif présent dans  » l’’équipe mag  » durant 20 ans…
Blachon avait l’’immense talent de transmettre son humour et son amour du sport à travers des dessins, souvent corrosifs, pointus, vifs, tendres et toujours portés par la grâce.
Sportifs, medias, spectateurs, Blachon avait une lecture très fine de leur comportements, sous sa plume la critique la plus féroce était toujours traitée avec légèreté et humanisme.
Sa faculté à synthétiser les petits et grands travers du sport en disait souvent plus long sur l’’état de notre société que de longs articles. Ses illustrations ne se réduisaient pas au seul fait sportif, elles nous emmenaient dans une dimension poétique. De par sa sensibilité et son talent Blachon transcendait le sport en lui donnant des lettres de noblesses.
Définitivement fan, je replonge souvent dans ses illustrations et j’aurais aimé connaître sa lecture des événements secouant les JO de Pékin et le monde du football.
Je vous conseille vivement :
« Le tennis » éditions Albin Michel
« Dessins sportifs » tome 1,2,3,4, éditions Glenat
« Rugby d’’avant, rugby d’après » éditions du cherche midi.

ATHLÈTE ET CITOYEN

Le serpent qui se mord la queue, voilà en résumé le résultat de l’’attribution des JO à la Chine.
Les politiques Chinois avaient-ils imaginé, en faisant acte de candidature à l’’organisation des JO de 2008 et le CIO en leur accordant,  toutes les  conséquences ? La caisse de résonance  offerte par cet événement  planétaire a réveillé de nombreuses « frustrations » dissidents Tibétains, séparatistes….
Aujourd’’hui, après avoir essayé de policer leur image les masques tombent. Difficile de  connaître l’’étendue de la répression vu que les journalistes sont personnes non grata.
Mis devant le fait accompli, les sportifs qualifiés pour les JO sont dans une position cornélienne. J’imagine difficilement que ces derniers ne soient pas troublés par ces événements et  par la situation plus générale des droits de l’’homme en Chine.
Alors que faire ?
Boycotter les jeux ? C’’est beaucoup demander aux athlètes quand on connaît à la fois la somme de travail pour atteindre le haut niveau et le « graal » que représente une participation aux jeux.
Otages des choix plus que contestables du CIO, les athlètes se sentant concernés par la situation du pays hôte, pourront-ils, sans se faire sanctionner, manifester leurs désapprobation ?
Pour éviter que cette situation ne se répète, des critères tels que : le pluralisme politique, syndical, religieux, ainsi que la liberté d’’expression devraient être pris en compte par les commissions d’’évaluation du CIO.
En ce qui concerne Pékin 2008, l’idée émise par  » Reporter Sans Frontières  » de boycotter  la cérémonie d’’ouverture marquerait de manière forte l’’engagement du mouvement sportif en faveur des libertés fondamentales.