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LA FAMILLE ADDAMS

La fronde de certains sportifs professionnels contre le système ADAMS II, logiciel informatique fourni par l’’AMA  permettant leur localisation afin d’effectuer des contrôles inopinés est-elle justifiée ?
Le plus étonnant à mes yeux est le petit nombre de sportifs affichant ouvertement leurs désaccords.
Est-ce la crainte d’’être montré du doigt, d’’attirer la suspicion sur leurs performances ? Toujours est-il qu’’accepter d’’être fliqué  sept jours sur sept, c’’est sacrifier l’’essentiel (la protection de la vie privée) pour sauver l’’apparence.
Je m’’explique : sous prétexte d’’équité, de protection de la santé, de morale, on demande aux sportifs de donner chaque trimestre leur emploi du temps et leurs lieux de localisations.
Le sport semble une proie facile et paye un lourd tribut au climat actuel demandeur de plus d’’éthique et de transparence. (C’’est sûrement par « pudeur » que l’’AMA  n’’a pas osé mettre en place le bracelet électronique)

Les sportifs semblent être une cible bien plus docile et « fragile » que la plupart des acteurs de notre société : financiers véreux, politiques corrompus, ecclésiastiques révisionnistes, j’’en passe et des meilleurs.
Donnés en pâture  à l’’opinion publique ces athlètes font les frais d’’une politique populiste et démagogique, le haut niveau n’’étant que le miroir d’’une société bouffie par le syndrome de l’’argent facile et du  » winner  » triomphant.
Que les pouvoirs sportifs et politiques cessent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et se dotent de réels moyens pour lutter contre le dopage si cela est vraiment leur objectif sans renier aux droits fondamentaux des citoyens que sont les sportifs.

ATHLÈTE ET CITOYEN

Le serpent qui se mord la queue, voilà en résumé le résultat de l’’attribution des JO à la Chine.
Les politiques Chinois avaient-ils imaginé, en faisant acte de candidature à l’’organisation des JO de 2008 et le CIO en leur accordant,  toutes les  conséquences ? La caisse de résonance  offerte par cet événement  planétaire a réveillé de nombreuses « frustrations » dissidents Tibétains, séparatistes….
Aujourd’’hui, après avoir essayé de policer leur image les masques tombent. Difficile de  connaître l’’étendue de la répression vu que les journalistes sont personnes non grata.
Mis devant le fait accompli, les sportifs qualifiés pour les JO sont dans une position cornélienne. J’imagine difficilement que ces derniers ne soient pas troublés par ces événements et  par la situation plus générale des droits de l’’homme en Chine.
Alors que faire ?
Boycotter les jeux ? C’’est beaucoup demander aux athlètes quand on connaît à la fois la somme de travail pour atteindre le haut niveau et le « graal » que représente une participation aux jeux.
Otages des choix plus que contestables du CIO, les athlètes se sentant concernés par la situation du pays hôte, pourront-ils, sans se faire sanctionner, manifester leurs désapprobation ?
Pour éviter que cette situation ne se répète, des critères tels que : le pluralisme politique, syndical, religieux, ainsi que la liberté d’’expression devraient être pris en compte par les commissions d’’évaluation du CIO.
En ce qui concerne Pékin 2008, l’idée émise par  » Reporter Sans Frontières  » de boycotter  la cérémonie d’’ouverture marquerait de manière forte l’’engagement du mouvement sportif en faveur des libertés fondamentales.